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Prenez soin de vous et de la planète : adoptez une alimentation à base de plantes pour un avenir plus durable

Pour manger sainement comme le recommande le Guide alimentaire canadien, il faut consommer davantage d’aliments d’origine végétale et moins d’aliments d’origine animale1. Non seulement la consommation d’aliments d’origine végétale est bénéfique pour la santé, mais elle peut amoindrir notre impact sur l’environnement1.

En effet, santé humaine et protection de l’environnement vont de pair dans les recommandations alimentaires émanant de l’Organisation mondiale de la santé, de la Commission EAT-Lancet et des autorités sanitaires de plusieurs pays, dont le Canada1-4.

En tant que professionnels de la santé, nous pouvons prendre l’initiative d’aider les gens à faire des choix alimentaires à la fois nutritifs et respectueux de la planète2,5.

Faites savoir à vos clients qu’une alimentation d’origine végétale peut aussi comporter de petites quantités d’aliments d’origine animale, tels que des œufs, des produits laitiers et des viandes maigres1.

Les recommandations en matière d’alimentation du Canada, de l’Europe, des États-Unis, de la Commission EAT-Lancet et de l’Organisation mondiale de la santé sont toutes en faveur d’une alimentation végétale saine et équilibrée comprenant le bon apport énergétique (calories), une quantité optimale de protéines de haute valeur nutritive, des vitamines, des minéraux et des fibres alimentaires, les matières grasses essentielles recommandées, ainsi qu’une quantité réduite de gras saturés et de sodium1,2,4,6-8.

Dans l’ensemble, une saine alimentation d’origine végétale est :

  • Riche en fruits et légumes, en céréales entières, en produits laitiers faibles en gras ou sans gras, en poisson, en fruits de mer, en légumineuses, en graines et en noix1 ;
  • Pauvre en viande rouge et en viandes transformées, ainsi qu’en aliments et en boissons sucrés, en céréales raffinées et en sel1.

Le rôle de l’alimentation végétale dans la protection de l’environnement

La production d’aliments exige des ressources, à savoir de la terre, de l’énergie et de l’eau1. Elle représente de 20 % à 30 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) et contribue de ce fait au changement climatique2. Si rien ne change et que les systèmes de production alimentaire ne parviennent pas à réduire ces effets néfastes sur l’environnement, nous risquons de ne plus être en mesure de garantir une alimentation saine pour tous à l’avenir. Un moyen de favoriser la durabilité est de passer à une alimentation végétale tout en réduisant sa consommation d’aliments d’origine animale comme la viande et les produits laitiers2,9

En fait, une alimentation végétale est un excellent choix pour les clients qui veulent rester en bonne santé tout en adoptant un mode de vie plus respectueux de l’environnement. Les aliments d’origine végétale dépendent beaucoup moins de l’énergie, de la terre et de l’eau que les aliments d’origine animale et engendrent donc moins d’émissions de GES 1,2. De fait, une alimentation riche en viande et en produits laitiers a un bilan carbone deux fois plus élevé qu’une alimentation végétalienne10. En adoptant une alimentation végétale, c’est donc notre impact environnemental individuel que nous pouvons aussi réduire2,11,12.

Mesurer l’impact environnemental des produits d’origine végétale

Choisir de remplacer le beurre par une margarine ou une tartinade à base de plantes est un petit pas que tout le monde peut franchir pour réduire sa consommation de graisses saturées et contribuer à forger un avenir plus durable13.

En effet, les margarines et les tartinades à base de plantes ont un impact environnemental nettement moindre que le beurre laitier. Dans le cadre d’analyses du cycle de vie (ACV) menées par Upfield en partenariat avec Quantis, les experts ont découvert que, pour la moyenne, les margarines et les tartinades à base de plantes ont une incidence sur le climat moins élevée de 70 % que la même quantité de beurre laitier, qu’elles nécessitent une exploitation des sols réduite des deux tiers et qu’elles requièrent moins de la moitié d’eau13. De plus, si l’on compare 1 kg de beurre laitier avec la même quantité de margarine ou de tartinade à base de plantes, ces dernières génèrent 9 kg moins d’équivalents de dioxyde de carbone ou de gaz à effet de serre, occupent 8 m2 moins de terre par an et utilisent 100 litres moins d’eau.

En deux mots, les margarines et les tartinades à base de plantes constituent un moyen simple et plus écologique pour les clients d’intégrer des acides gras essentiels et des vitamines liposolubles dans leur alimentation2.

Références

  1. Santé Canada, Lignes directrices canadiennes en matière d’alimentation à l’intention des professionnels de la santé et des responsables des politiques. 2019. https://guide-alimentaire.canada.ca/static/assets/pdf/CDG-FR-2018.pdf Source consultée le 9 mars 2020.
  2. Organisation mondiale de la santé (OMS). A healthy diet sustainably produced – information sheet. 2018. https://www.who.int/nutrition/publications/nutrientrequirements/healhtydiet-information-sheet/en/ Source consultée le 9 mars 2020.
  3. Gonzalez FC et coll. Plates, pyramids, planet. Developments in national healthy and sustainable dietary guidelines: a state of play assessment. 2016. http://www.fao.org/documents/card/en/c/d8dfeaf1-f859-4191-954f-e8e1388cd0b7 Source consultée le 9 mars 2020.
  4. Commission EAT-Lancet. Healthy Diets From Sustainable Food Systems. 2019. https://eatforum.org/content/uploads/2019/07/EAT-Lancet_Commission_Summary_Report.pdf Source consultée le 15 mai 2020.
  5. Les diététistes du Canada. Sustainable Food Systems: Dietitians’ Roles. 2020. https://www.dietitians.ca/DietitiansOfCanada/media/Documents/Resources/Sustainable-Food-Systems-Dietitians-Roles-(Role-Paper).pdf?ext=.pdf Source consultée le 15 mai 2020.
  6. Conseil de la santé des Pays-Bas. Dutch Dietary Guidelines. 2015. https://www.healthcouncil.nl/documents/advisory-reports/2015/11/04/dutch-dietary-guidelines-2015 Source consultée le 9 mars 2020.
  7. Conseil des ministres des pays nordiques. Nordic nutrition recommendations. 2012. https://norden.diva-portal.org/smash/get/diva2:704251/FULLTEXT01.pdf Source consultée le 9 mars 2020.
  8. Ministère de l’Agriculture des États-Unis. Dietary guidelines for Americans 2015-2020 (8e éd.). https://health.gov/dietaryguidelines/2015/guidelines/ Source consultée le 9 mars 2020.
  9. M. E. Nelson et coll. Alignment of Healthy Dietary Patterns and Environmental Sustainability: A Systematic Review. Advances in Nutrition 2016;7(6):1005–25. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28140320 Source consultée le 9 mars 2020.
  10. Scarborough P. et coll. Dietary greenhouse gas emissions of meat-eaters, fish-eaters, vegetarians and vegans in the UK. Climatic Change 2014;125(2): 179-192. https://link.springer.com/article/10.1007/s10584-014-1169-1 Source consultée le 9 mars 2020.
  11. Wynes S. et coll. The climate mitigation gap: education and government recommendations miss the most effective individual actions. Environ Res Lett 2017. https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/aa7541 Source consultée le 9 mars 2020.
  12. Poore J. et coll. Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers. Science 2018;360:987-992. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29853680 Source consultée le 9 mars 2020.
  13. Upfield. Our approach to the environment. 2002. https://upfield.com/purpose/environmental-footprint/ Source consultée le 7 août 2020.
  14. Milà I. et coll. Land use impact assessment of margarine. Int J Life Cycle Assess 2016;18(6):1265-1277. https://doi.org/10.1007/s11367-012-0380-4 Source consultée le 9 mars 2020.